Il nous arrive toujours de faire des résolutions en fin d’année et il est bien de les relire en prenant du recul à la fin de l’année suivante. Une espèce de journal intime avec des missions à accomplir, et quoi de mieux !

Avant tout, 2016 nous a appris un grand nombre de leçons. La quantité d’articles autour du monde veggie ne laisse personne indifférent. Même quand les amis et collègues disent que tu manges la « bouffe des oiseaux », ou « ce truc à la mode »

Puis, il y a des écoles qui proposent des journées avec de repas entièrement végétariens, des salons qui se multiplient et ceux qui se demandent si, après tout, ce morceau de viande est vraiment nécessaire sur l’assiette.

Des études sont publiées et oui, le mot végétarien, vegan ou sans gluten est de plus en plus en « trending topic » ou déclencheur de clics, forcement tout le monde s’y met.

Même la grande distribution l’a fait, qui l’eut cru ! Quand leur tendance est de choisir une gamme de produits qu’ils déclineront à répétition jusqu’à ce que l’on soit fatigués et ennuyés de consommer ce que l’on trouve sur les étagères. Sauf que maintenant on a le choix, et on peut trouver ces produits qui nous faisaient rêver quelques années auparavant, dans une des épiceries du coin : qu’elle soit indienne, chinoise, bio.

2016 avait commencé avec le mauvais pied, nous avons passé quelques moments un peu (beaucoup trop) durs. Des événements qui nous ont fait réfléchir,  se replier, ne pas trop sortir de la maison,  se remettre en cause.

On ne voulait pas perdre notre liberté, on avait envie de se réinventer et en même temps, continuer à voyager ou à boire ce verre en terrasse.  Mais il y avait quelque chose qui ne nous laissait pas sortir avec la fierté d’auparavant. Un frein, un poids.

On avait entendu trop de choses, on avait besoin d’être légers, respectueux, devenir un pemarche provenceu des bouddhas qui méditent et lévitent au lieu de marcher.

On a tous croisé des gens qui, au lieu d’en parler, se repliaient sur eux-mêmes et accusaient des formes rares de stress, d’attaques de panique, de phobies. En parallèle, il y a ceux qui ont décidé d’affronter la situation à travers le yoga, la méditation ou une cuisine plus saine.

La question était de comprendre  ce qui nous arrivait, et comment y remédier.

Nous avions trop entendu dire que de manger bio était un luxe, mais peu à peu, nous avons vu cet argument devenir passager. On a compris qu’il est mieux de mettre toutes les chances de notre côté -et pourquoi pas- de créer des liens d’entraide avec les producteurs locaux.

Ayant perdu tout repère il fallait trouver la forme et récupérer ce qui nous restait de rationnel, de sensible. Ce qui nous ferait vivre plus longtemps, en paix et en harmonie avec toutes les espèces qui nous entourent.

La cuisine est un sujet d’importance pour les Français, faisons alors en sorte qu’elle soit aussi faite avec liberté, égalité et fraternité.

Bonne année !

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